Musique

Concours international de piano d’Orléans

Finale


Dimanche 18 mars 2018 au Théâtre d’Orléans :


Pendant dix jours à Orléans, les candidats concourent non seulement pour les prix qui leur seront remis par de prestigieuses associations et fondations, mais défendent aussi et avant tout leur vision de la musique d’aujourd’hui et d’un siècle, le XXe, qui a tellement révolutionné l’histoire de l’écoute… Cette soif d’innovations, d’échanges et de découvertes prend vie sous le regard du jury, du public, des médias, des programmateurs venus du monde entier.

Pour cette finale au Théâtre, les trois candidats retenus devront se confronter à un programme ardu qui comprendra une version abrégée de Au cœur de l’oblique, œuvre commandée par Orléans Concours International à Hèctor Parra, compositeur catalan qui était membre du jury pour le 12e concours.

Les finalistes se produiront également quelques jours après pour un concert de prestige sur la scène du Théâtre des Bouffes du Nord à Paris le lundi 26 en mars 2018.

La rencontre avec la collection du Frac Centre-Val de Loire a été déterminante pour ce compositeur espagnol dont l’approche musicale se nourrit notamment de la peinture et des arts plastiques.Après Gordon Matta-Clark dont l’oeuvre Office Baroque lui a inspiré un solo pour piano (2014), c’est à La Fonction Oblique de Claude Parent et Paul Virilio que Parra s’intéresse cette fois. Dans cette « étude » virtuose d’une quinzaine de minutes, Parra transpose littéralement l’Église Sainte-Bernadette-du-Banlay (1963-66) en musique.

À partir de l’étude des esquisses de l’architecte, le compositeur développe une série de dessins colorés, à travers un système dynamique de flèches, les oppositions ascendant/descendant, angulaire/arrondi, lent/dynamique, concave/convexe qui donne forme aux notions de tension, de fracture lyrique et de clash polyphonique. Structurée en sept séquences, l’oeuvre de Parra réinvestit graphiquement et musicalement la densité, la fracture, l’aspect tellurique, le parcours ascensionnel et les obliques descendantes en exploitant toutes les ressources du piano, du clavier jusqu’à la manipulation directe des cordes. L’oeuvre prend le pianiste et l’auditeur dans un tourbillon de boucles, leur faisant perdre tout repère gravitationnel, et les laissant là, échoués, après le dernier accord sforzato, lui-même fracturé, ne laissant place qu’à un gigantesque silence.  


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Il y a, en France, une bonne vingtaine de villes qui pour quelques coudées d’égout à ciel ouvert, pour un bout de c… https://t.co/cc0zTv3j9S